Dernière mise à jour le : 21/04/2026
Réalisée en 2010, cette cinquième enquête menée par Eurofound révèle les profonds changements rencontrés depuis 20 ans.
Si en 2005, 14% des salariés interrogés craignaient de perdre leur emploi dans les six prochains mois, ce chiffre a gagné deux points en 2010, passant à 16% et reflétant les conséquences des crises économiques.
L’enquête montre également comment au cours des 20 dernières années, le travail s’est intensifié, avec des délais de réalisation de plus en plus courts selon les personnes interrogées. En 1991, moins de la moitié des salariés estimaient travailler selon des « délais serrés ». Ils sont près de 65% aujourd’hui.
Concernant les conditions de travail, et plus particulièrement les contraintes environnementales, il est intéressant de remarquer qu’entre 2005 et 2010 de réels progrès ont été faits pour prévenir l’exposition au bruit (30% en 2005, 28% en 2010) ou aux températures élevées (25% en 2005, 22% en 2010).
Enfin, il est intéressant de noter que :
Source : Eurofound
En France, près d’une personne sur six est concernée par un trouble du neurodéveloppement. Longtemps cantonnée à la sphère médicale ou au seul champ du handicap, la neurodiversité s’impose désormais dans le monde du travail comme un enjeu stratégique, managérial et organisationnel. Pour les préventeurs, les DRH et les dirigeants, elle oblige surtout à changer de regard sur les différences cognitives, en les considérant non comme des fragilités, mais comme des ressources pour innover, coopérer autrement et renforcer la tolérance dans l’entreprise. La notion de neurodiversité repose sur l’idée que les différences neurologiques constituent une composante naturelle de la diversité humaine, au même titre que les différences culturelles ou linguistiques. Longtemps abordées sous un angle essentiellement médical, ces singularités sont aujourd’hui de plus en plus envisagées comme des formes variées de fonctionnement cognitif.
Avant cela, les différences neurologiques étaient surtout étudiées dans le cadre de la psychiatrie ou de ...
AGIR Magazine
n°124