Dernière mise à jour le : 21/04/2026
L'Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail (Osha) vient de publier un rapport sur les affections dermatologiques professionnelles. Selon les auteurs, les maladies de la peau figurent parmi les principaux risques émergents en matière de santé au travail. Le document dresse l'inventaire des situations à risques et présente les principales démarches de prévention mises en place au sein des pays membres de l'Union Européenne.
Les affections cutanées représentent l’un des principaux risques émergents liés à l’exposition aux produits chimiques et à leur utilisation de plus en plus importante. La peau est exposée à des facteurs de risques chimiques, physiques et biologiques. Or en l’absence de méthode scientifique permettant de mesurer les niveaux d’exposition par voie cutanée et d’en évaluer les conséquences, il n’existe pas de standards en matière d’exposition cutanée. L’identification des facteurs de risque et la mise au point de méthodes d’évaluation et de maîtrise de ces risques sont donc primordiales.
Dans ses conclusions, le rapport insiste sur la nécessité de mieux sensibiliser les salariés et de faciliter l'actualisation des connaissances des médecins dans le domaine des affections dermatologiques professionnelles. Il apparaît également urgent de définir un cadre européen harmonisé en matière de critère de reconnaissance des maladies professionnelles. Pour les auteurs, la nouvelle politique européenne relative aux produits cosmétiques pourrait servir de modèle transposable à d’autres agents et secteurs d’activité pour tenter de résoudre le problème des affections cutanées.
Source : INRS
En France, près d’une personne sur six est concernée par un trouble du neurodéveloppement. Longtemps cantonnée à la sphère médicale ou au seul champ du handicap, la neurodiversité s’impose désormais dans le monde du travail comme un enjeu stratégique, managérial et organisationnel. Pour les préventeurs, les DRH et les dirigeants, elle oblige surtout à changer de regard sur les différences cognitives, en les considérant non comme des fragilités, mais comme des ressources pour innover, coopérer autrement et renforcer la tolérance dans l’entreprise. La notion de neurodiversité repose sur l’idée que les différences neurologiques constituent une composante naturelle de la diversité humaine, au même titre que les différences culturelles ou linguistiques. Longtemps abordées sous un angle essentiellement médical, ces singularités sont aujourd’hui de plus en plus envisagées comme des formes variées de fonctionnement cognitif.
Avant cela, les différences neurologiques étaient surtout étudiées dans le cadre de la psychiatrie ou de ...
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n°124